Montfermeil, ville arboretum
Balade historique

Propriété Formigé

(JPG) La propriété est achetée par Gilles Michel Louis Moutier, grand armurier du Roi en 1846.
Il fait construire un château au centre de la parcelle vers 1855, appelé « château des Bosquets ».
Son gendre hérite du domaine en 1887. Puis c’est sa fille Yvonne Célérier, épouse de Jules Formigé, architecte des monuments historiques, qui reçoit en legs la propriété en 1926. Leur fils, Robert Formigé, hérite à son tour du domaine, alors appelé « domaine Formigé » en 1960.
En 1963, le château vétuste est détruit et Robert Formigé fait construire la maison actuelle. A partir de 1964, la société SICLI, fabricant d’extincteurs, loue la propriété à la famille Formigé pour en faire un centre de formation aux techniques du feu, un centre de séminaire et une réserve de chasse et de pêche. Vers 1975, les PTT achètent le domaine et font construire des modules afin d’en faire un centre de loisirs sans hébergement destinés à accueillir les enfants des agents de la Poste et de France Télécom.
De 1975 à 1981, de nombreux travaux de restauration et de réhabilitation sont réalisés. En 2002, la ville rachète la propriété pour y faire un ensemble culturel constitué de la médiathèque, de la ludothèque installées dans les modules et du service culturel (danse, peinture, anglais, poterie, musique en 2007,) établi dans la maison centrale.
Deux nouveaux équipements, un skate park et un terrain de football stabilisé, sont disponibles depuis cet été. (sources : Jean-Claude Gaillard, Jean-Louis Véniel, Georges Rogemond, Montfermeil, le Vieux Pays, 1994)
(sources : Jean-Claude Gaillard, Jean-Louis Véniel, Georges Rogemond, Montfermeil, le Vieux Pays, 1994)

Hôtel de ville

(JPG) La propriété est créée en 1680 par Jean Bouchu. Vers 1720, Monsieur Bertin fait construire le château, et le domaine s’agrandi en 1745. Il prend le nom de « Folie-Joyeuse » en 1755, du nom des propriétaires. En 1783, la veuve du général Rothe fait l’acquisition du domaine et y demeure avec son oncle et amant, Richard Dillon, archevêque de Narbonne. A la Révolution, Mme de Rothe cède la Folie-Joyeuse à Mme de Saint Germain. Le domaine délaissé et abandonné, est acheté sous l’Empire par un ancien conseiller au Parlement de Rouen, le baron André Marie Thomas Caillot de Coqueromont. Il devient maire de la ville de 1815 à 1816. Il meurt en 1844, l’héritière Mme de Bermonville vend le domaine en le divisant. La suppression de l’entrée d’honneur du Château de la Folie-Joyeuse donne naissance à la « Place d’Armes », puis rebaptisé en « Place des Marronniers » et enfin « Jean Mermoz ». Puis François Ferdinand Decaen achète le domaine qui s’appelle alors domaine de la Haute Futaie. Il y fait construire en 1853, la demeure actuelle. Puis en 1910, après avoir été en possession de la famille Martin, puis Leroy, le domaine est vendu en lotissement. Monsieur Murat acquiert la maison et tous les terrains l’entourant vers 1910. Elle devient ensuite une colonie enfantine scolaire. Et entre 1914 et 1918, elle est occupée par les troupes françaises. Pendant la guerre de 1939-1945, elle devient le siège du Secours national, puis du Comité de soutien aux prisonniers de guerre. Vers 1950, mesdemoiselles Antonia et Alice Murat vendent à Monsieur Zattara la maison de la Haute Futaie. Ce dernier y installe un pensionnat privé. En 1978, l’école ferme et en 1979, la commune achète l’ensemble pour y implanter l’Hôtel de Ville. Des travaux d’agrandissement y sont effectués et la mairie est inaugurée en 1982.
(sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, n°90, 1er trimestre 1981 ; Archives Municipales 1W776, 1W642
Jean-Claude Gaillard, Jean-Louis Véniel, Georges Rogemond, Montfermeil, le Vieux Pays, 1994)

Lavoir de la Fontaine Lassault

(JPG) Après la Révolution, la marquise de Montfermeil confisque le lavoir à la commune. Elle ne peut en faire l’acquisition malgré des tentatives de récupération judiciaire qu’à la mort du baron Coqueromont devenu alors propriétaire de l’ensemble de la propriété de la Haute Futaie. En 1843, le maire M. Pasquet, agissant au nom de la commune, obtint la promesse de vente de la fontaine la Saulx, avec 1625 mètres de terrains. En 1853, des travaux sont engagés afin d’augmenter le volume de l’eau débité par la fontaine. En 1854, l’emplacement du lavoir est agrandi, la commune construit un puisard absorbant et aménage autour du bassin un terrain destiné à faciliter la circulation. En 1859, le lavoir est couvert. La mise au point définitive du lavoir de la fontaine de la Saulx est obtenue qu’après une série de travaux entre 1843 et 1861. Laissé à l’abandon, le site est remis en état à l’identique par la municipalité en 1985 et est nommé « lavoir de la fontaine Lassault ».
(sources : Jean-Claude Gaillard, Jean-Louis Véniel, Georges Rogemond, Montfermeil, le Vieux Pays, 1994 ; Le Vieux Montfermeil et sa région, n°141, 3ème trimestre 1993 ; Archives Municipales 1W774, 1W784)

Moulin du Sempin

(JPG) Vers 1735, Jean Hyacinthe Hocquart acquiert un terrain au lieudit « la justice » en bordure du vieux chemin de Saint-Denis à Meaux pour y faire édifier un nouveau moulin en 1738, dit « moulin à tour » et la maison du meunier. Avec la Révolution, les biens sont saisis et le meunier est chassé. Le moulin et ses dépendances sont vendus à Sieur Duperron, meunier à Gonesse. L’Empire restitue le moulin à la Marquise de Montfermeil. Mais il est concurrencé par le moulin à cage construit vers les Perriers. En 1840, Monsieur de Nicolaï ferme définitivement le moulin à tour. Abandonné, il est acheté par un commerçant dans les années 1900. Il devient alors « le moulin de la galette ». Sa hauteur est diminuée et il est doté d’une passerelle en fer pour les visiteurs et de nouvelles ailes, en fer elles aussi, pour le folklore. La maison du meunier attenante est rehaussée et transformée en guinguette attendant les clients qui viennent de la place des marronniers descendant du tramway. Après la guerre de 1914, le moulin est abandonné à nouveau. La maison du meunier est détruite en 1941. En 1971, la commune achète le bâtiment à l’abandon et mille mètres de terrain à l’entour. Des travaux de sauvetage commencent en 1978. En 1986, il est démolit. Il est reconstruit avec les pierres d’origine un peu plus loin (à 140 mètres) en 1986, afin d’éviter l’effondrement dû aux carrières de gypse dont l’exploitation a cessé après la seconde guerre mondiale. En 1988 il est inauguré et devient le « Moulin du Sempin ».
(sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, n°73, 3ème trimestre 1976 ; Archives Municipales 1W735)

Eglise Saint-Pierre Saint-Paul

(JPG) Cette église dédiée à Saint-Pierre et Saint-Paul est édifiée au 13-14ème siècle. De cet édifice, il ne reste que le clocher, le chœur et 2 travées du bas-côté sud y attenant. Après la révolution, elle est vendue à un commissaire du pouvoir exécutif Monsieur Ledoyen qui voulait la démolir. Il vend alors à son profit des matériaux de ce bâtiment. En 1802 l’église est restituée aux habitants. De 1817 à 1820, la commune, aidée de subvention de la préfecture, s’emploie à réhabiliter le chœur, le clocher et la nef. Le sol est remonté d’un mètre cinquante. En 1853, l’église est ornée d’un calvaire du sculpteur François Rude. L’abbé Haupais, curé de Montfermeil de 1848 à 1855 obtint le don du plâtre de son ami Rude qui servit à mouler le calvaire de bronze de l’église Saint-Vincent-de-Paul à Paris commandé par la ville en 1848. Le plâtre est classé monument historique vers 1960 par Jules Formigé, architecte. C’est en 1929 que ce dernier, propriétaire du domaine Formigé à Montfermeil, commence la restauration de l’église. Celle-ci est reprise par la municipalité en 1986 qui y installe le chauffage et remet en conformité l’installation électrique.
(sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, n°91, 1er trimestre 1981 ; Archives Municipales 1W642, 1W498)

Place de la Halle

(JPG) A côté de l’église, se situe une place, appelée « place de la halle ». C’était à la fin du moyen âge, un lieu de rencontre populaire et d’activité vigneronne. En 1607, une lettre patente du roi Henri IV y autorise à titre perpétuel la manifestation d’une foire annuelle le jour de la Saint-Michel (le 29 septembre). Elle doit son nom à l’ancienne halle de bois. Elle est réaménagée vers 1860 après le transfert du cimetière et fut plantée de tilleuls. C’est près de cette place, rue de la Halle qu’est mise en scène la gargote « au Sergent de Waterloo » tenue par les aubergistes Thénardier des Misérables de Victor Hugo. En 1845, lors de son passage à Montfermeil, on raconte qu’il a peut-être séjourné dans une auberge « Au rendez-vous d’Austerlitz », place de la Halle. A côté de cet endroit se situe le petit square de l’Eglise où fut inauguré le monument aux morts, dessiné en 1922 par Jules Formigé, alors membre fondateur du syndicat d’initiative. (sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, n°42, 4ème trimestre 1968, n°80, 2ème trimestre 1978 et n°133, 3ème trimestre 1991 ; Archives Municipales 1W660, 1W784)

Maison de l’Horloge - Musée du Travail

(JPG) Le bâtiment est appelé bâtiment de l’horloge dans une estimation du 19 floréal an 2 (8 mai 1794). Il est construit avec l’ensemble seigneurial du Petit château vers 1635 composé entre autre d’une ferme et d’une écurie. En 1976, menacé de destruction, il est acquit par la municipalité pour y installer le siège de l’office du tourisme et un « musée régional des outils et métiers d’autrefois ». En 1982, il est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Il devient en 1983, musée du travail et siège de la société historique du vieux Montfermeil et sa région et fut restauré en 1990 et baptisé musée du travail Charles Peyre, historien local. (sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, , n°76, 2ème trimestre 1977 ; Archives Municipales 124W1)

Petit Château

(JPG) Le domaine du Petit Château, ou maison de Bourlon du nom de ses premiers propriétaires, s’est constitué à partir de 1622 à la suite d’achats et d’échanges successifs. Parmi les occupants, Jacques Le Carlier, beau-père du riche bourgeois, François Poisson, père en seconde noce de la marquise de Pompadour. En 1869, le Petit Château sera le terminus du monorail Larmanjat. De 1935 à 1952, le Petit Château deviendra l’institution libre Saint-Paul. Le portail, qui datait de l’époque du Petit Château, étayé en 1976, a dû finalement être démoli pour vétusté et reconstruit. C’est aujourd’hui un Etablissement Public Autonome (EPA) sous la tutelle de l’Aide Sociale à l’Enfance. Ce pôle accueille une quinzaine d’adolescents de 14 à 18 ans qui sont, généralement, en conflit ou en rupture familiale.

Château des Cèdres

(JPG) Ce domaine a été construit vers 1640 par Denis Neret, Procureur de la chambre des comptes de Paris. Dans le parc, de magnifiques cèdres ont donné son nom à la propriété dès 1683 dans le terrier. Resté dans la famille par héritage, il est vendu en 1736 à Anne-Marie de Nesmond, maîtresse du Duc de Montmorency. La propriété est cédée à plusieurs personnes dont en 1813 à Mme de Fleurieu. Elle réhabilite le château, et aménage la terrasse entourée de tilleuls. Son fils vend à sa mort le domaine en 1840. Pillé en 1870, le château reste longtemps à l’abandon. Il est acheté vers 1902 par Emile Hovelaque, Inspecteur Général de l’Instruction Publique. Il agrandit le domaine et achète vers 1925 le petit château et l’ancienne ferme seigneuriale qu’il restaure. En 1936, Monsieur Hovelaque décède et le domaine est vendu à M. Menard qui le transforme en propriété avicole. En 1950, alors acquis par un chemisier de Paris M. Minartz en 1945, le domaine est racheté par l’Etat qui en fait un Centre de Protection à l’Enfance. Le château est restauré par M. Formigé, architecte en chef des monuments historiques. Il est acheté en 1994 par la ville de Montfermeil. Il sert, chaque année, de cadre au spectacle historique de Montfermeil. Depuis 2006, le service animations communales et Son & Lumière y est installé. (sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, n°77, 3ème trimestre 1977)

Parc Arboretum

(JPG) Ce nouveau parc rassemble le parc du château des Cèdres et l’ancien parc Jean Valjean comprenant l’ancienne pièce d’eau du château dit « l’étang de l’Abîme ». Le parc Arboretum est un parc public à vocation de promenade et de détente, ouvert librement la journée.

Fontaine Jean Valjean

(JPG) Anciennement appelée Fontaine Buisson, elle prit le nom de fontaine de l’Abîme puis de Fontaine Jean Valjean après le succès du roman Les Misérables de Victor Hugo. Elle fut laissée à l’abandon à la suite de la construction de la résidence de Perriers vers 1968. Ce site fut entièrement réhabilité en 1985. Le bas relief de la fontaine est sculpté par Antoine Gilbert. En 2006, elle est réaménagée dans le cadre de la réalisation du parc arboretum. (sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, n°169, 1er semestre 2004 ; Archives Municipales 1W434)
 

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