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Les tribulations d’une Montfermeilloise au Japon : 9ème carte postale

Cet été, la Ville vous fait voyager et découvrir le Japon à travers les yeux et expérience de Laura Loriers, plasticienne montfermeilloise…

Les amateurs d’art l’ont rencontrée, elle ou son œuvre – une estampe intitulée 20 00 lieues sous les mers -, lors du dernier Salon de Printemps qui s’est tenu du 15 au 30 mars dernier au forum Léopold-Sédar-Senghor.

Laura Loriers est plasticienne. Une artiste. Et généreuse aussi. Car à la faveur de cette première rencontre, la jeune femme a fait de la Ville une de ses interlocutrices privilégiées :

En juillet, je vais faire le tour de l’île principale du Japon et en août je serai en résidence dans un atelier de gravure dans la ville de Nishinomiya, une ville proche de Kobe, où je serai accueillie par l’artiste Ritsuwo Kanno.

Quelle belle occasion de partage ! Grâce à son initiative, les Montfermeillois vont voyager avec elle et découvrir toutes les merveilles que l’artiste partagera à travers La Saga de l’été : « Les Tribulations d’une Montfermeilloise au Japon ».

Des cartes postales pour les Montfermeillois

Car Laura Loriers a répondu avec une grande générosité à la suggestion de partage de la Ville.

Elle témoigne sur son blog :

 J’ai tout de suite adoré l’idée. En plus à la base j’ai déjà prévu de graver des cartes postales dans chaque ville où j’irai. Ce qui me plaît énormément est que grâce à ça je vais peut-être créer un lien avec les habitants de Montfermeil car plus je vis ici et plus je m’y sens chez moi

[…] Permettre à ceux qui n’ont pas cette chance de partager ce moment avec moi […] est cette idée qui est à l’origine de « 1 001 km d’artistes ».

Rendez-vous est donc pris : chaque lundi après-midi, retrouvez la carte postale de Laura Loriers sur cette page.

Et surveillez l’agenda de la ville, car à son retour, il est question d’une belle surprise pour les Montfermeillois…

1ère carte postale

Cher(e)s Montfermeillois(es), un petit coucou de l’aéroport de Roissy où, avec Maman, nous embarquons très prochainement. Lorsque vous recevrez ce petit mot je serai la tête dans les nuages ou en train d’atterrir à quelques 9600km… une distance qui semble énorme mais qui paradoxalement va peut-être nous rapprocher. Hâte de poser les pieds au pays du soleil levant.

Amitiés

Chers Montfermeilloi(se)s, je suis bien arrivée et, miracle, ma valise aussi ! J’ai même profité du taxi valise : on livre tes bagages où tu veux pendant que tu fais ta vie.

Pour l’instant pas trop dépaysée et ravie d’être là. Mention spéciale pour les gros blocs de glaces à l’ombre des arbres. Très rafraîchissant. Et sinon ouvrez l’œil, car dès que je me serai remise du décalage horaire, j’envisage de percer le mystère des toilettes japonaises !

Kampai !

Laura

2ème carte postale

Saké japonais (à consommer avec modération)

Cher(e)s Montfermeillois(es),

Je suis baptisée : 1er afterwork japonais arrosé au saké ! Je rencontre une artiste, Sanae, qui me propose de la rejoindre après la fermeture de la galerie.

Je serai incapable de retrouver la rue de ce boui-boui mais des plats que je qualifierais de « tapas japonais » ont défilé sur la table au rythme des « kampai! » que criaient les serveurs. La bouteille de saké est énorme et, pour ne pas en perdre une goutte, on met ton verre dans une coupelle que tu peux aussi boire après. Finalement, tu es servi jusqu’à ras la coupelle. Mais attention, le saké japonais n’est pas celui des chinois : c’est moins fort et plus proche du vin blanc. Eux, ils buvaient ça comme de l’eau !

Bon appétit et kampai !

3ème carte postale

Cher(e)s Montfermeillois(es),

un petit coucou de Nara, la ville où les daims sont rois. Oui oui, je dis bien la ville. Non, je ne suis pas au zoo, mais bel et bien à quelques mètres d’une bouche de métro. Ici les daims sont plus nombreux que les humains. Il y a fort longtemps, Nara fut la capitale du Japon, et la légende dit que le protecteur de cette ville y est arrivé à dos de daim… Si les touristes tentent de ne pas se faire piquer leur goûter par ces charmants gloutons, les Japonais s’inclinent à leur passage et saluent ces belles créatures comme des divinités. D’ailleurs, elles ornent les temples de la ville.

À très bientôt

4ème carte postale

Cher(e)s Montfermeillois(es),

Aujourd’hui, j’ai envie de vous présenter Billiken, que j’ai rencontré à Osaka en début de semaine. Là-bas, les restaurants rivalisent d’imagination pour attirer les clientèles. C est à qui aura la plus grosse ou drôle enseigne. Les poulpes vantent leurs valeurs gustatives tandis que des sushis géants se dandinent du sashimi. Billiken est une création americaine arrivée au Japon au début du XXème siècle, et avec son slogan « Things as they » (les choses comme elles sont), il est devenu une véritable mascotte et est devant presque toutes les devantures de resto.

A bientôt pour de nouvelles rencontres.

Laura

5ème carte postale

La cérémonie du thé

Cher(e)s Montfermeillois(es),

Cette semaine, j’ai assisté à une cérémonie du thé.

Il y a encore à peine un siècle, il était indispensable pour une femme de connaître ce rituel pour trouver un mari. De nos jours, c’est un hobby que pratiquent quelques japonaises, et une activité touristique.

La cérémonie peut durer jusqu’à 4 h. Il faut compter 10 mn pour préparer une tasse de 60 ml de thé. Tous les gestes se suivent parfaitement comme dans une chorégraphie. Lors de la cérémonie, c’est uniquement du thé matcha qui est bu. Et ce thé se boit mousseux, mais pas question de le battre à la fourchette : chaque accessoire est créé spécifiquement pour la cérémonie.

Du côté des invités aussi, il y a des règles a respecter, depuis la façon de tenir sa tasse à deux mains en lui faisant faire 2 quarts de tour (par respect pour la jolie vaisselle de son hôte) jusqu’au bruit d’aspiration de la dernière gorgée. Et pas de thé tant que l’on n’a pas fini sa pâtisserie qui, elle non plus, ne se dévore pas n’importe comment…

À bientôt !

Laura

6ème carte postale

Cher(e)s Montfermeillois(es),

Le 6 août dernier, alors que je pars faire mes courses, je vois plein de cars remplis d’étudiants et d’écoliers. Mais où vont-ils donc tous ?

C’était la journée commémorative d’Hiroshima. La 1ère bombe atomique y a explosé le 6 août 1945 à 8 h 15. Aujourd’hui, la ville lutte pour la paix et, autour du mémorial, seul monument de l’épicentre à avoir résisté, il y a le musée et le parc de la paix, où une flamme brûlera tant qu’il y aura des guerres.

C’est aussi là-bas que j’ai découvert la triste histoire de Sasako Sasaki (morte des suites de la bombe 10 ans après à l’âge de 12 ans), devenue un véritable symbole. En sa mémoire, des élèves de tous le pays réalisent des origamis de grues, symboles de longévité. Une bien triste histoire que vous pouvez découvrir sur mon blog.

À bientôt,

Laura

7ème carte postale

Cher(e)s Montfermeillois(es),

cette semaine, et juste avant de nous quitter, une parenthèse gourmande. Ici pas de veggie, vegan, intolérant au gluten, lactose ou je ne sais quoi. Pas non plus de 5 fruits et légumes par jour. Le petit déj c’est riz, poisson soupe miso. Le déjeuner c’est riz (ou nouilles), poisson (ou viande) et soupe miso. Idem au dîner. Pas non plus la culture du dessert, mais un goût prononcé pour les sucreries. Toute une déclinaison à base d’azukis (haricots rouges sucrés), du beignet à la glace. Idem pour le thé matcha qui se retrouve aussi bien en glace, gelée ou gâteau. Les okachis, gâteaux traditionnels japonais, sont entièrement en sucre ! Mais que de belles couleurs… Leurs formes changent avec les saisons. Cet été, lotus et fleurs roses. Beaucoup de nouilles instantanées (l’inventeur est d’Osaka). Ensuite chaque ville a ses spécialités : Tacoyaki (boulette de poulpe) à Osaka. Tokyo pour les sushis. Okonomiyaki (sorte d’omelette) à Hiroshima. Et les Japonais raffolent de la mayonnaise ! On la trouve aussi bien dans leurs omelettes que sur leur pancakes (qui n’ont de commun avec les nôtres que le nom), jusque dans les sushis ! Perso, c’est à Kyoto que j’ai le mieux mangé.

Et les prix ? Un bento de 6 sushis à partir de 3 € (tout dépend du poisson). Mais si vous pouvez avoir 4 pinces de crabes pour 1 €, comptez 2 € pour une pomme et jusqu’à 4 € pour une pêche ! D’ailleurs, pour mon anniversaire, on n’a pas mangé de gâteau mais ils m’ont tous offert des coupes de fruits !

Laura

8ème carte postale

Cher(e)s Montfermeillois(es),

cette semaine, et juste avant de nous quitter, une parenthèse gourmande. Ici pas de veggie, vegan, intolérant au gluten, lactose ou je ne sais quoi. Pas non plus de 5 fruits et légumes par jour. Le petit déj c’est riz, poisson soupe miso. Le déjeuner c’est riz (ou nouilles), poisson (ou viande) et soupe miso. Idem au dîner. Pas non plus la culture du dessert, mais un goût prononcé pour les sucreries. Toute une déclinaison à base d’azukis (haricots rouges sucrés), du beignet à la glace. Idem pour le thé matcha qui se retrouve aussi bien en glace, gelée ou gâteau. Les okachis, gâteaux traditionnels japonais, sont entièrement en sucre ! Mais que de belles couleurs… Leurs formes changent avec les saisons. Cet été, lotus et fleurs roses. Beaucoup de nouilles instantanées (l’inventeur est d’Osaka). Ensuite chaque ville a ses spécialités : Tacoyaki (boulette de poulpe) à Osaka. Tokyo pour les sushis. Okonomiyaki (sorte d’omelette) à Hiroshima. Et les Japonais raffolent de la mayonnaise ! On la trouve aussi bien dans leurs omelettes que sur leur pancakes (qui n’ont de commun avec les nôtres que le nom), jusque dans les sushis ! Perso, c’est à Kyoto que j’ai le mieux mangé.

Et les prix ? Un bento de 6 sushis à partir de 3 € (tout dépend du poisson). Mais si vous pouvez avoir 4 pinces de crabes pour 1 €, comptez 2 € pour une pomme et jusqu’à 4 € pour une pêche ! D’ailleurs, pour mon anniversaire, on n’a pas mangé de gâteau mais ils m’ont tous offert des coupes de fruits !

Laura

9ème carte postale

Cher(e)s Montfermeillois(es),

je suis rentrée il y a quelques jours après 15 heures de vol. Voici donc la dernière carte postale.

Pour mon dernier jour, les membres de l’atelier où je travaillais m’ont offert un « yukata », version estivale du kimono. Ça s’enfile comme une robe de chambre, en prenant garde de fermer le côté gauche sur le dessus (le droit, c’est pour les morts).

La difficulté, c’est de jongler avec les 5 morceaux de la ceinture : le 1er, très fin, sorte d’écharpe, permet d’ajuster le kimono s’il est trop long. Vient ensuite une ceinture de cuir assez large qui va cacher la 1ère ceinture et donner forme au vêtement. Ensuite, une abominable gaine qui tient bien chaud et qui couvre bien tout le bide ! Ces 2 ceintures-là sont à scratchs. Puis vient la dernière ceinture – celle que l’on voit – qui se ferme avec deux petits lacets que l’on laisse visibles sur le devant. J’étais un peu affolée à l’idée de devoir réussir à faire un nœud aussi parfait que ceux que l’on voit dans la rue mais, heureusement, ils ont prévu le coup : le nœud est déjà tout fait et il n’y a plus qu’à le planter dans la ceinture. Sans parler de la richesse des motifs, ils font preuve de beaucoup de créativité concernant le nœud. On en trouve en forme de chat !

Avec le kimono, les femmes portent un petit panier qui contient trois fois rien. Je me demandais comment elles faisaient. Eh bien le kimono concurrence le sac de Mary Poppins : dans la ceinture, on peut y mettre un éventail, un porte feuille, un smartphone… j’ai même pu y glisser mon carnet de croquis et des crayons de couleur sans que cela ne se voie. Ensuite, il y a tout ce que vous pouvez cacher sous votre kimono et qui, si vous êtes droitiers et avez bien fermé le côté gauche devant, est très facile d’accès, sur votre cœur… D’après mes informations, toutes les Japonaises ont au moins un kimono dans leur garde robe. Mais elles ne le portent pas, car on ne peut pas beaucoup bouger là-dedans !

Et voilà, je vous souhaite une bonne rentrée et j’espère à bientôt pour de nouveaux partages ! Ou peut-être nous croiserons-nous dans les rues de Montfermeil…

Laura

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