Ville-montfermeil



Le centre ville

Le centre-ville de Montfermeil a conservé son magnifique château des Cèdres, vestige du XVIIe siècle, et jouit notamment de la présence d’un arboretum. C’est dans ce quartier que Victor Hugo plaça l’enfance de Cosette chez les Thenardier et sa rencontre avec Jean Valjean dans son célèbre ouvrage Les Misérables.

Maison de l’Horloge - Musée du travail

Dernier bâtiment subsistant de la ferme de l’ensemble seigneurial du petit château construit vers 1635, il devient en 1983 le Musée du travail et siège de la Société historique du Vieux Montfermeil et sa région.
Inscrit au titre des monuments historiques en 1984, il regroupe une collection d’objets et d’outils que les cultivateurs, ouvriers et artisans utilisaient jadis dans la région. En fait d’horloge, il n’y eut qu’un cadran solaire et ce n’est qu’en 1990, après la restauration, qu’une véritable horloge fut installée.

Sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, n°76, 2ème trimestre 1977 ; Promenade dans le vieux village, Plaquette du Vieux Montfermeil t sa région, 2005 ; Archives Municipales 124W1

Maison de l’horloge - Musée du travail
1 rue de l’Eglise
Tél. 01 45 09 28 56
contact@musee-montfermeil.com - www.musee-montfermeil.com
Ouvert toute l’année (sauf en août) les mercredis, vendredis et samedis, de 14h30 à 17h30, et sur rendez-vous pour les groupes. Entrée libre et commentée.

Le Moulin du Sempin

Vers 1735, Jean Hyacinthe Hocquart acquiert un terrain au lieudit « la justice » en bordure du vieux chemin de Saint-Denis à Meaux pour y faire édifier un nouveau moulin en 1738, dit « moulin à tour » et la maison du meunier. Avec la Révolution, les biens sont saisis et le meunier est chassé. Le moulin et ses dépendances sont vendus à Sieur Duperron, meunier à Gonesse. L’Empire restitue le moulin à la Marquise de Montfermeil. Mais il est concurrencé par le moulin à cage construit vers les Perriers.

En 1840, Monsieur de Nicolaï ferme définitivement le moulin à tour. Abandonné, il est acheté par un commerçant dans les années 1900. Il devient alors « le moulin de la galette ». La maison du meunier attenante est rehaussée et transformée en guinguette attendant les clients qui viennent de la place des marronniers descendant du tramway. Après la guerre de 1914, le moulin est abandonné à nouveau. La maison du meunier est détruite en 1941.

En 1971, la commune achète le bâtiment à l’abandon, puis commence, en 1978 les travaux de sauvetage. Démoli en 1986, il est immédiatement reconstruit avec les pierres d’origine 140 mètres plus loin pour éviter l’effondrement dû aux carrières de gypse dont l’exploitation a cessé après la seconde guerre mondiale. En 1988 il est inauguré et devient le « Moulin du Sempin ».

Sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, n°73, 3ème trimestre 1976 ; n°75, 1er trimestre 1977, n°114, 4ème trimestre 1986, Archives Municipales 1W735

Moulin du Sempin
136 rue des Moulins
Contacts : Tél. 01 43 32 44 21 - Courriel : moulin-de-montfermeil@hotmail.fr - Site Internet : www.moulindemontfermeil.com
Ouverture du 1er avril au 11 novembre 2012, les dimanches et jours fériés, de 15h00 à 18h00. Mais le moulin reste ouvert toute l’année aux groupes et aux écoles sur demande en prévenant au minimum une semaine à l’avance.

Le petit chateau

Le domaine du Petit Château, ou maison de Bourlon du nom de ses premiers propriétaires, s’est constitué à partir de 1622 à la suite d’achats et d’échanges successifs. Le bâtiment est construit vers 1625. Parmi les occupants, Jacques Le Carlier, beau-père du riche bourgeois, François Poisson, père en seconde noces de la marquise de Pompadour. En 1869, le Petit Château est le terminus du monorail Larmanjat. De 1930 à 1952, il devient une école de garçon jusqu’en 1952.

Depuis 1967, racheté par le département, il est le siège d’un Etablissement Public Autonome (EPA) placé sous la tutelle de l’Aide Sociale à l’Enfance.

Sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, n°76, 2ème trimestre 1977, n°167, 1er semestre 2003 ; Archives Municipales 1W425

Parc Arboretum

Les travaux d’aménagement de ce nouveau parc ont commencé en 2005. Il rassemble, d’un côté, le parc du château des cèdres et, de l’autre, l’ancien parc Jean Valjean comprenant « l’étang de l’Abîme ». Ce bassin rectangulaire dépendait du parc du château de Montfermeil démoli en 1928.

Sources : Archives Municipales 1W774

Eglise Saint Pierre - Saint Paul

Cette église dédiée à Saint-Pierre et Saint-Paul depuis 1546 a été édifiée aux XIIIe et XIVe siècles. De l’édifice initial, il ne reste que le clocher, le chœur et deux travées du bas-côté sud. Après la révolution, elle est vendue à un commissaire du pouvoir exécutif Monsieur Ledoyen qui voulait la démolir, avant d’être restituée aux habitants, en 1802. De 1817 à 1820, la commune, aidée de subvention de la préfecture, s’emploie à réhabiliter le chœur, le clocher et la nef. Le sol est remonté d’un mètre cinquante. En 1853, l’église est ornée d’un calvaire du sculpteur François Rude.

C’est en 1929 que Jules Formigé, propriétaire du domaine Formigé à Montfermeil, commence la restauration. En 1979, des travaux sont entrepris dans le chœur. L’autel en bois du XVIIIème siècle est classé sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, n°91, 1er trimestre 1981 ; Archives Municipales 1W642, 1W498

Place de l’église

A côté de l’église, se situe une place, appelée « place de la halle ». C’était à la fin du moyen-âge, un lieu de rencontre populaire et d’activités viticoles. En 1607, une lettre patente du roi Henri IV y autorise à titre perpétuel la manifestation d’une foire annuelle le jour de la Saint Michel, le 29 septembre. Elle doit son nom aux anciennes halles en bois, construites sous Henri IV mais démolies a priori avant 1788. Elle est réaménagée vers 1860 après le transfert du cimetière et ornée de tilleuls.

C’est près de cette place, rue de la Halle qu’est mis en scène la gargote « au Sergent de Waterloo » tenue par les aubergistes Thénardier des Misérables de Victor Hugo.

En 1845, lors du passage de Victor Hugo à Montfermeil, il est dit qu’il a peut-être séjourné dans une auberge «  Au rendez-vous d’Austerlitz », place de la Halle.

A côté de cette endroit, se situe le petit square de l’église où fut inauguré le 14 décembre 1924 le monument aux morts, dessiné en 1922 par Jules Formigé, en présence notamment de Funck Brentano, archiviste-paléographe et conservateur à la bibliothèque de l’Arsenal.

Sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, n°42, 4ème trimestre 1968, n°80, 2ème trimestre 1978, n°119, 1er trimestre 1988 et n°133, 3ème trimestre 1991 ; Archives Municipales 1W660, 1W784

Le chateau des Cèdres

Ce domaine a été construit vers 1640 par Denis Neret, Procureur de la chambre des comptes de Paris. Dans le parc, de magnifiques cèdres ont donné son nom à la propriété dès 1683 dans le terrier.

Resté dans la famille par héritage, il est vendu en 1736 à Anne-Marie de Nesmond, maîtresse du Duc de Montmorency. La propriété est cédée à plusieurs personnes dont en 1813 à Mme de Fleurieu. Elle réhabilite le château, et aménage la terrasse entourée de tilleuls. Il est acheté vers 1902 par Emile Hovelaque, Inspecteur Général de l’Instruction Publique. En 1945, le domaine est racheté par l’Etat qui en fait un Centre de Protection à l’Enfance. Le château est restauré par M. Formigé, architecte en chef des monuments historiques. Il est en 1976 inscrit sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Il est acheté en 1993 par la ville de Montfermeil. Il sert, chaque année, de cadre au spectacle historique de Montfermeil.

Depuis 2006, le service Animations Communales et Son et Lumière y est installé.

Sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, n°77, 3ème trimestre 1977, n°167, 1er semestre 2003

La crèche

C’est une des plus anciennes maisons de Montfermeil. A la fin du XVIIIe siècle, elle est habitée par l’avocat Jean Baptiste Poquelin, neveu de Molière. Devenue tour à tour propriété de M. Begon, puis du Comte de Serris, elle est acquise après la guerre de 39-45 par une Association suisse d’aide aux émigrés russes, avant de devenir une maison de retraite. Après la seconde guerre mondiale, elle prend le nom de Vieux logis. En 1972, la ville l’achète et la transforme en crèche municipale, inaugurée le 16 septembre 1973. En 2007, elle subit d’importants travaux de restauration. Sources : Archives Municipales 1W116, 1W424

La perception

Portant le nom de « derrière les champs » sur le terrier de 1764, elle devient la propriété de Le Camus à la veille de la Révolution, avant d’être divisée en trois lots.

Ce n’est qu’en 1825-1826, que les propriétaires M. et Mme Noël construisent la demeure actuelle, occupée, un temps, par M. Würtz, célèbre scientifique chimiste du XIXe siècle. En 1967, la ville acquiert le domaine qui devient la perception du trésor public en 1975, récemment restaurée.

Sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, n°60, 2ème trimestre 1973 ; Archives Municipales 1W197.

Maison Funck Brentano

Construite au XVIIIe siècle, elle porte le nom de son propriétaire historien, membre de l’Institut (1862-1947) et conservateur de la bibliothèque de l’Arsenal. Il y habite de 1893 à 1947. Dans les années 1970, elle est occupée par les services techniques de la ville, puis, dans les années 1990 par les services scolaires.

Sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, n°93, 3ème r trimestre 1981

Fontaine Jean Valjean

Anciennement appelé Fontaine Buisson, elle prend le nom de Fontaine de l’Abîme puis de Fontaine Jean Valjean après le succès du roman « Les Misérables » de Victor Hugo. Le bas relief de la fontaine est sculpté par Antoine Gilbert, artiste gabinien.

Au départ, il ne s’agirait que de multiples sources alimentant dès le XVIIème siècle les pièces d’eau du jardin et de l’étang du parc du château. Laissé à l’abandon à la suite de la construction de la résidence de Perriers vers 1968, le site est entièrement réhabilité en 1985, puis réaménagé en 2006, dans le cadre de la réalisation du parc arboretum.

Sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, n°112, 2ème trimestre 1986, et n°169, 1er semestre 2004 ; Archives Municipales 1W434

L’hôtel de ville

La propriété est créée en 1680 par Jean Bouchu. Vers 1720, Monsieur Bertin fait construire le château, et le domaine s’agrandi en 1745. Il prend le nom de « Folie-Joyeuse » en 1755, du nom des propriétaires. En 1783, la veuve du général Rothe fait l’acquisition du domaine et y demeure avec son oncle et amant, Richard Dillon, archevêque de Narbonne. A la Révolution, le domaine est vendu. Vers 1844, la suppression de l’entrée d’honneur du Château de la Folie-Joyeuse donne naissance à la « Place d’Armes », puis rebaptisé en « Place des Marronniers » et enfin « Jean Mermoz ». Le domaine est renommé en domaine de la Haute Futaie vers 1853. Il y fait construire, la demeure actuelle.

En 1910, le domaine est vendu en lotissement. La propriété devient un centre de colonies de vacances avant de de servir, pendant la seconde guerre mondiale, de siège au Secours national, puis au Comité de soutien aux prisonniers de guerre. Vers 1950, y est installé un pensionnat privé. Le colombier est restauré dans les années 1955 transformé en réserve. En 1978, l’école ferme et en 1979, la commune achète l’ensemble pour y implanter l’Hôtel de Ville. Après des travaux d’agrandissement, la mairie est inaugurée en 1982.

Sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, n°97 ; Jean-Claude Gaillard, Jean-Louis Véniel, Georges Rogemond, Montfermeil, le Vieux Pays, 1994 ; Archives Municipales 1W776, 1W642

Les Ormes

Le terrain dans le domaine de la Folie joyeuse, a fait l’objet de vente par lots. La demeure principale est construite en 1854. Pendant la première guerre mondiale, elle est réquisitionnée par la SNCF qui y implante certains services. En 1940, elle devient le siège de la Kommandantur qui s’installe, ensuite, à Nogent sur Marne.

En 1956, la propriété est vendue à la ville. Les services de la Perception s’y installent avant d’être transférés rue du jeu d’arc. Puis successivement ce sont les services de la protection maternelle et infantile et la crèche-garderie qui l’occupent. Il devient hospice départemental de 1953 à 1991, puis centre de moyens et longs séjours et en 1994, centre gériatrique.

Sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, n°134, 4ème trimestre 1991, Archives Municipales 1W715

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