Ville nourricière
Accueil > Mon quotidien > Cadre de Vie > Ville nourricière
Ville nourricière
La ville verte devient nourricière
L’année 2025 marque une nouvelle étape dans cette dynamique. De nombreux espaces naturels et de loisirs se sont enrichis d’aménagements nourriciers : potagers, fruitiers et plantations ornementales.
- Sur l’avenue Paul Cézanne, les nouveaux massifs plantés de figuiers, poiriers ou petits fruits côtoient un mobilier urbain et des aires de jeux totalement rénovées.
- La Place Notre-Dame des Anges a, elle aussi, changé de visage : vignes, kiwis, fleurs et arbres d’ombrage y composent désormais un paysage comestible et poétique.
Ces aménagements, nés du plan Ville verte et nourricière, traduisent une volonté forte : faire de chaque rue et de chaque quartier un espace où la nature retrouve ses droits et où l’alimentation locale devient possible et visible.
Jardins partagés, permaculture et participation citoyenne
La ville nourricière ne se limite pas aux plantations. Elle repose aussi sur la transmission des savoirs et l’engagement des habitants.
Les jardins partagés rencontrent un réel succès. La réouverture, en septembre 2024, du plus ancien site communal, Courgettes, tomates et sourires, au cœur du quartier des Bosquets, en est un exemple emblématique.
En parallèle, les ateliers de permaculture se développent. Ils associent pratiques écologiques et convivialité, tout en réunissant écoles, associations et habitants autour de projets communs.
Deux projets structurants
- Création d’une ferme urbaine à proximité du Moulin du Sempin, animée par un agriculteur ou une agricultrice à vocation pédagogique, avec des cultures maraîchères et fruitières ainsi que des ateliers éducatifs.
- Rénovation du parc de la Villa Simon, intégrant un verger, un potager pédagogique et des espaces dédiés à la biodiversité.
Recyclage, compost et économie circulaire
L’esprit nourricier s’étend aussi à la gestion des déchets et au cycle des matières organiques.
- Les composteurs de quartier installés dans tous les quartiers de la ville fonctionnent bien : Hôtel de Ville, parc Jousseaume, avenues des Arts et Montgolfier…
- Les bornes d’apport volontaire pour les bio-déchets complètent le dispositif et favorisent une économie circulaire locale.
Grâce au partenariat entre la Ville, le SIETREM et la police municipale, les dépôts sauvages ont fortement diminué. La propreté urbaine est assurée 7 jours sur 7 par des équipes renforcées.
Un principe guide cette action : rien ne se perd, tout se transforme, y compris les gestes du quotidien.
Un urbanisme qui intègre la nature
La planification urbaine de Montfermeil s’adapte à ces ambitions. Le Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi) prévoit que chaque opération d’aménagement intègre des espaces cultivables et des sols perméables. L’idée est simple : renaturer la ville sans freiner son développement. Ainsi, les cours d’école deviennent des “cours oasis”, les trottoirs accueillent des micro-jardins et les friches se transforment en vergers.
Cet urbanisme nourricier vise à refaire de la ville un écosystème vivant, où l’alimentation, la biodiversité et la qualité de vie se rejoignent.
En conjuguant écologie urbaine, production locale et citoyenneté active, Montfermeil montre qu’une ville nourricière n’est pas un rêve mais une réalité en construction.
Chaque plantation, chaque composteur, chaque potager partagé tisse un lien entre habitants et nature, entre mémoire rurale et modernité urbaine.
À Montfermeil, cultiver la ville, c’est aussi cultiver l’avenir, ensemble.