Domaine Formigé
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Domaine Formigé
Domaine Formigé à l’origine
Après confiscation à la chute de Louis-Philippe et restitution, Gilles Michel Louis Moutier Lepage, grand armurier du roi, se nommant le baron Moutier, acquiert près de cent vingt hectares en 1850. Ce dernier y fait construire un château, appelé alors « château des Bosquets » au centre de la parcelle en 1855. M. Moutier décède au château du 1 boulevard Hardy le 14 juillet 1887. Ses deux gendres, dont émile Célérier, viennent déclarer son décès à la Mairie.

De 1887 à 1963
Émile Célérier par voie d’héritage, reprend le château des Bosquets où il aime recevoir pour des parties de chasse. La forêt est célèbre pour son gibier. Sa fille, Yvonne Célérier épouse le 3 mars 1903, leur voisin de Paris du 52 quai Debilly, Jules Formigé, architecte renommé, fils de l’architecte et ami de Célérier Père, Jean-Camille Formigé.
Le 14 février 1920, Émile Célérier, veuf de Marie Moutier, fait donation de sa propriété de Montfermeil à sa fille Yvonne ainsi qu’à ses trois petits-enfants. Il décède à Montfermeil le 10 novembre 1926, à l’âge de 89 ans. Par la suite, Yvonne Célérier rachète les parts de ses neveux et devient l’unique propriétaire du domaine de Montfermeil.
Yvonne et Jules Formigé ont eu six enfants, parmi lesquels Robert Formigé. À la mort de son père, le 17 août 1960, ce dernier hérite de la propriété, désormais connue sous le nom de « Domaine Formigé ». Il entreprend alors l’aménagement de quatre étangs dans la forêt de Bondy, qu’il nomme en hommage à ses filles : Dominique, Laurence, Isabelle et Virginie.
En 1963, Robert Formigé fait construire l’actuelle maison devant l’ancien château, ce dernier ayant été édifié avec des matériaux de mauvaise qualité.
De 1964 à 1974
A partir de 1964, la société SICLI extincteurs loue l’ensemble de la propriété à la famille Formigé pour en faire un centre de formation et une réserve de chasse et de pêche jusqu’en 1974. Une piscine est construite à l’arrière de la maison.
Ce centre est destiné dans un premier temps à des séminaires, puis sert de centre de formation technique et pratique sur les techniques du feu. Le domaine est d’ailleurs appelé par les stagiaires « l’école du feu ».
De 1974 à 2002
Vers 1975, les PTT achètent le domaine. Ils font construire les modules de l’actuelle médiathèque, afin d’en faire un centre de loisirs sans hébergement destiné à accueillir les enfants des agents de la Poste et de France Télécom les mercredis et les petites vacances.
Les PTT réalisent également de nombreux travaux de rénovation sur l’ensemble de la propriété dont les habitations du gardien sur l’avant de la propriété de 1975 à 1981.
Le centre de loisirs ouvre ses portes le 30 septembre 1981. Ce dernier peut recevoir une centaine d’enfants. Le domaine a une piscine, une pataugeoire, un terrain de foot et de tennis. La maison centrale est un lieu de séminaire pour les cadres des PTT. Le centre aéré se ferme le 4 septembre 2001 et est vendu à la ville de Montfermeil en 2002.
Depuis 2002
La municipalité a souhaité créer au 1 boulevard Hardy, un pôle regroupant une médiathèque, une ludothèque et un service culturel comprenant une école de peinture, de sculpture, de musique et de langues. L’ouverture le mardi 8 novembre 2005 de la médiathèque est la première étape de ce vaste chantier. A la fois vecteur et reflet du dynamisme et de modernité de la ville, elle est l’occasion d’offrir aux habitants de Montfermeil de nouveaux outils et supports en complémentarité avec les collections d’imprimés.
Après l’arrivée de la médiathèque, se sont implantés la ludothèque, le 16 janvier 2006, puis le service culturel « Festival-OCM » le 14 mars 2006. Sont installés également l’école de peinture et les cours de langue anglaise. Le Domaine s’est offert un coup de jeunesse avec l’installation d’un skate et d’un terrain de football stabilisé qui se situent au fond de la propriété.
En 2007, l’école de musique a rejoint le service culturel « Festival-OCM ». Depuis septembre 2023, le domaine accueille les services municipaux de la ville.
Les Bosquets
Années 1960-1970 : Les Bosquets ont été construits dans le cadre de la politique des grands ensembles visant à répondre à la crise du logement de l’après-guerre. Comme beaucoup de quartiers similaires en France, il a été conçu pour accueillir une population nombreuse dans des immeubles de grande hauteur.
Années 1980-1990 : Le quartier a commencé à rencontrer des difficultés économiques et sociales, avec des taux de chômage élevés et des problèmes de délinquance. La réputation des Bosquets s’est détériorée, et il est devenu symbolique des défis urbains en France.
2005 : Les Bosquets ont été l’un des épicentres des émeutes de 2005 en France, déclenchées par la mort de deux adolescents dans la ville de Clichy-sous-bois.
Ces événements ont mis en lumière les tensions sociales et les conditions de vie difficiles dans les banlieues françaises.
Depuis les années 2000 : Le quartier a fait l’objet de plusieurs programmes de rénovation urbaine. Le projet de rénovation a inclus la démolition de certains bâtiments, la réhabilitation des logements restants et la création de nouveaux équipements publics et espaces verts.
2011 : La cité des Bosquets a connu une transformation significative avec la destruction de certaines des tours les plus emblématiques et le développement de nouveaux logements et infrastructures.

La forêt de Bondy
La forêt de Bondy a une riche histoire remontant à des siècles, marquée par des transformations significatives au fil du temps.
Antiquité
La forêt de Bondy appartenait à un vaste massif forestier couvrant une grande partie de la région parisienne. Elle était connue pour sa dense végétation et sa faune abondante.
Moyen-Âge
Elle devient célèbre pour ses légendes et ses récits de brigands qui y trouvaient refuge. Elle servait également de terrain de chasse pour les seigneurs locaux.
Renaissance
La forêt commence à être exploitée pour ses ressources en bois, indispensables pour le chauffage et la construction. Des routes traversant la forêt facilitent les échanges commerciaux.
Époque Moderne
Elle subit une importante déforestation due à l’expansion des activités agricoles et au développement urbain. La forêt de Bondy perd progressivement de son étendue originale.
19ème siècle
La révolution industrielle accélère le déclin de la forêt. De grandes portions sont défrichées pour permettre la construction de nouvelles infrastructures, comme les voies ferrées.
20ème siècle
La forêt est réduite à une fraction de sa taille originelle. Toutefois, des efforts de reboisement et de conservation sont entrepris pour préserver ce qui reste de cet espace naturel.
21ème siècle - Conservation et Renouveau
Aujourd’hui, c’est un espace naturel protégé. Elle est devenue un lieu de loisirs et de détente pour les habitants de la région. Des initiatives locales visent à sensibiliser le public à l’importance de la conservation des espaces verts.
La forêt de Bondy, bien qu’ayant perdu beaucoup de son étendue originale, reste un symbole de l’histoire naturelle et culturelle de la région parisienne. Ses vestiges témoignent de l’évolution de l’interaction entre l’homme et la nature au fil des siècles.