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Église Saint-Pierre-Saint-Paul

Église Saint-Pierre-Saint-Paul

Cette église dédiée à Saint-Pierre-Saint-Paul depuis 1546 est édifiée aux 13ème et 14ème siècles. De cet édifice, il ne reste que le clocher, le chœur et deux travées du bas-côté sud y attenant. Après la révolution, elle est vendue à un commissaire du pouvoir exécutif, Monsieur Ledoyen, qui voulait la démolir. Il commence à en vendre les matériaux à son profit. En 1802 l’église est restituée aux habitants. Elle est dans un état critique, jonchée de débris, de tuiles, une cloche posée sur des madriers et des infiltrations d’eau apparaissent.

Reconstruction au début 19ème siècle

Entre 1817 et 1820, sous la direction de l’architecte Jacques Molinos, aidée par une subvention de la préfecture, la commune s’emploie à réhabiliter la nef, le chœur et le clocher mais pas le bas côté sud trop détérioré. Le sol est remonté d’un mètre cinquante.

En 1853, l’abbé Haupais, curé de Montfermeil de 1848 à 1855 obtint de son ami le sculpteur Rude, le don du plâtre qui servit à mouler le calvaire de bronze de l’église Saint-Vincent-de-Paul à Paris. Commandé par la ville en 1848, ce plâtre est classé monument historique.

Restauration au 20ème siècle

C’est en 1929 que Jules Formigé, architecte et propriétaire du Domaine Formigé à Montfermeil, commence la restauration de l’église. Des fouilles archéologiques permettent de redécouvrir les anciens piliers et les chapiteaux ; Jules Formigé remanie le chœur et fait transporter dans la chapelle sud l’autel en bois du 18ème siècle, classé sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. 

Intervention moderne et entretien récent

En janvier 1980, les statues de Saint-Vincent (18ème siècle) et de la Vierge sont restaurées, et le calvaire de Rude nettoyé. Cette réfection est poursuivie par la municipalité en 1986 qui installe le chauffage et remet en conformité l’installation électrique. De très gros travaux de restauration sont menés en 2021 par un cabinet d’architecture, pour refaire les façades et toitures, purger les enduits ciment, revenir à un enduit traditionnel à base de plâtre et chaux, réhabiliter l’intérieur en restituant les décors peints originaux révélés par des «fenêtres archéologiques» découpées dans la précédente couche de peinture blanche.

L’église est le principal lieu de culte de Montfermeil (avec Notre Dame de Lourdes aux Coudreaux et la chapelle Jésus Adolescent à Franceville) qui appartiennent au diocèse de Saint Denis. 

L’église est historiquement inscrite dans le patrimoine communal.

(Sources : Le Vieux Montfermeil et sa région, n°91, 1er trimestre 1981 ; Archives Municipales 1W642, 1W498, 3D61)

Le monument au morts

Le monument aux morts de Montfermeil, place de l’église, est inauguré le 14 décembre 1924 en présence de Funck Brentano, archiviste-paléographe et conservateur à la bibliothèque de l’Arsenal et de Jules Formigé architecte en chef des monuments historiques, qui l’a dessiné en 1922. Le monument est surmonté d’un coq perché sur un casque allemand, tourné vers l’est et dont le regard fixe la frontière allemande. 

C’est en 1927, que le Conseil Municipal vote la construction de clôture afin d’éviter les bris continuels des fusains par les chiens et les enfants (C.M. du 27/07/1927).

Sur la carte postale, les enfants du pays semblent honorer les 90 noms inscrits sur le monument, qui devra être agrandi de chaque côté par la suite pour inscrire les noms des morts des conflits suivants.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, dès leur arrivée, les Allemands retirent le coq gaulois sculpté par Monsieur GASPART, belge et cousin de Funck Brentano, réplique de celui élevé sur le monument de la ville d’Arlon en Belgique.

Une souscription publique permit à un nouveau coq de reprendre place, œuvre du sculpteur François Auguste Hippolyte Peyrol, offert en 1948 par l’ancien syndicat d’initiative de Montfermeil.

La Place de la Halle, cœur du village dès le moyen âge

Dans les Misérables, Victor Hugo situe l’auberge des Thénardier, « Au Sergent de Waterloo », à Montfermeil. L’hypothèse la plus généralement admise place cette gargote à l’angle de la rue de Halle et de la ruelle des Béguines.

Les Thénardier y apparaissent dès la première partie du roman, en mai 1818, comme aubergistes cruels qui exploitent Cosette lorsque Fantine leur confie la garde de sa fille. Victor Hugo passe l’été 1845 à Montfermeil et dans sa région. Il connaît les bois et le moulin et s’imprègne de son atmosphère…

L’accueil occasionnel concerne l’accueil de l’enfant pour une durée limitée non planifiée, ne se renouvelant pas à un rythme prévisible à l’avance, à hauteur de 2 demi-journées par semaine.
L’enfant est accueilli dans la limite des places disponibles, les réservations se font mensuellement quinze jours précédents le mois concerné et au plus tard la veille.

L’accueil occasionnel concerne l’accueil de l’enfant pour une durée limitée non planifiée, ne se renouvelant pas à un rythme prévisible à l’avance, à hauteur de 2 demi-journées par semaine.
L’enfant est accueilli dans la limite des places disponibles, les réservations se font mensuellement quinze jours précédents le mois concerné et au plus tard la veille.

À vos
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