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Franceville

Franceville

À la fin du 19ème siècle, le domaine du marquisat de Montfermeil rassemble plus de 400 hectares de terres, de vignobles, de forêts, de mares, de friches, de taillis. Sur le plateau, sa propriété déborde à l’Ouest sur Gagny, et dans sa partie basse à l’Est aux Coudreaux, sur Coubron, Chelles et Courtry.

Franceville

En 1896, le comte Roger de Nicolay, héritier du domaine de Montfermeil le vend à trois hommes d’affaires qui créent une société civile foncière.
Deux nouveaux quartiers vont naître : un sur le plateau, l’autre aux Coudreaux.

L’architecte Wattier trace sur le papier cinquante kilomètres de routes nouvelles, se coupant entre elles pour former dans la mesure du possible des rectangles similaires de 500 mètres de long et de 100 mètres de large.

À la fin du 19ème siècle, le domaine du marquisat de Montfermeil rassemble plus de 400 hectares de terres, de vignobles, de forêts, de mares, de friches, de taillis. Sur le plateau, sa propriété déborde à l’Ouest sur Gagny, et dans sa partie basse à l’Est aux Coudreaux, sur Coubron, Chelles et Courtry.

En 1896, le comte Roger de Nicolay, héritier du domaine de Montfermeil le vend à trois hommes d’affaires qui créent une société civile foncière.

Deux nouveaux quartiers vont naître : un sur le plateau, l’autre aux Coudreaux.

L’architecte Wattier trace sur le papier cinquante kilomètres de routes nouvelles, se coupant entre elles pour former dans la mesure du possible des rectangles similaires de 500 mètres de long et de 100 mètres de large.

Pourquoi “Franceville” ?

Sur le plateau, aux différents découpages obtenus, il attribue des numéros allant de 1 à 88 (composés également de bis et ter), correspondant nominativement aux 88 départements français de l’époque, ne suivant pas l’ordre alphabétique mais si possible leur situation géographique sur la carte de France. L’ensemble forme ainsi une petite France, d’où le nom de Franceville.

Il respecte les rares voies existantes. L’allée cavalière du château et son prolongement de Barrière-Blanche aux Sept-Îles devient le Boulevard de Montfermeil (avenue Jean-Jaurès). Les anciens chemins reliant les divers villages des alentours gardent leurs appellations d’origine de Gagny à Clichy (Maison-Rouge), de Coubron (Boulevard-Bargue), rue de Gagny (Général-de-Gaulle), de Gagny à Montfermeil (Émile-Cossonneau, auparavant de la Maison-Guyot), du Clos-Roger, du Tour-du-Parc, de Bellevue (Daniel-Perdrigé) prolongé par le chemin de Montguichet à Gagny aujourd’hui disparu dans les carrières.

La route des Bannes utilisée depuis des temps immémoriaux par les habitants pour se rendre à Gagny prend on ne sait pourquoi le nom des Arts. Il en est de même pour celle des Charmilles. 

Tous les lots mis à disposition des souscripteurs seront autant que possible de 500 m2.

L’ensemble de la propriété est divisé en groupes de prix divers, les terrains les plus chers étant les plus proches du village ou du château ou de la ligne de tramway.

Pour faciliter les achats, Wattier et ses associés, mettent au point un système de vente à crédit, à l’aide de timbres hebdomadaires, justification des paiements, qui sont collés sur un carnet affecté à cet effet et au nom du souscripteur.

Les souscripteurs peuvent entrer en possession de leur lot lorsqu’ils ont versé le tiers du prix annoncé.

Le lotissement du bois des Coudreaux (terrain où se plaisent les coudriers, ancien nom des noisetiers) conserve son nom.

Ce sont au total 6500 lots qui seront mis en vente.

Les écoles de Franceville

Avec la création du lotissement de Franceville en 1896 la population du quartier, qui croît rapidement, réclame sans succès depuis 1901 une école pour ses enfants.

Lors des élections municipales de 1904, la liste des intérêts de Franceville est entièrement élue mais il faudra 4 ans de démarches avant que la première pierre soit posée le dimanche 30 août 1908.

Le 9 octobre 1909 deux écoles de deux classes chacune sont inaugurées, ainsi que la salle des fêtes construite en même temps.

Le 8 octobre 1911, la vaste place des écoles de Montfermeil – Franceville, qui s’ouvrait alors sur l’avenue des Myosotis, devient la place Jules-Ferry.

Dans les années 1930 les deux écoles passent à 4 classes et l’école maternelle est créée sur la place Jules-Ferry.

Lorsque l’école maternelle est devenue trop petite, elle est remplacée par une nouvelle école, avenue des Marguerites en face de la salle des fêtes.

Quand la mixité est instaurée, l’ancienne école des filles du groupe scolaire, devient le 15 septembre 1974, l’école Henri Wallon, en hommage à ce spécialiste de la psychologie de l’enfant.

Depuis plus d’un siècle ces établissements scolaires ont subi de nombreux agrandissements tout en gardant leur cachet et leur majesté. Ils appartiennent à notre patrimoine. Construits alors que la République avait à peine 25 ans, ils affirment la volonté des élus de l’époque de permettre à tous les enfants de notre commune d’avoir accès à l’école publique.

Les rues du quartier

Si le partage de Franceville en « départements » est une idée publicitaire séduisante, il n’est pas pratique et remplacé par une nouvelle organisation en six quartiers d’inégales grandeurs qui existent encore avec quelques rares modifications : les fleurs, les poissons, les arbres fruitiers, les arbres, les oiseaux, les insectes.

C’est le plus important de tous. Il se situe à l’Ouest de l’avenue de Bellevue (Daniel-Perdrigé). Néanmoins, nées du morcellement de grosses propriétés, l’avenue François, entre les avenues des Rosiers ainsi que l’avenue des Troènes, entre les avenues Daniel Perdrigé et des Tulipes, ne portent pas un nom de fleur.

Il comprend les voies construites aux alentours de l’étang des Sept-Îles. Les noms de poissons leur semblant péjoratifs, les habitants de ce quartier feront dans les années 1920 des pétitions qui aboutiront aux nouvelles appellations.

Il est issu du lotissement du potager du château, bordé à l’Ouest par une partie de l’avenue de Bellevue (Daniel Perdrigé). 

Au Sud du chemin du Clos-Roger.

À l’Est de l’avenue de Bellevue et au Nord du chemin du Clos-Roger, il est limité au Nord par l’avenue des Oiseaux (boulevard de l’Europe).

Il ne fut qu’ébauché en raison du terrain humide et instable, au fond de l’ancien parc du château. Il ne connut que l’avenue des Cigales, aujourd’hui parking du parc Arboretum.

À vos
agendas !