Château des Cèdres
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Château des Cèdres
Du patrimoine familial aux mains de nouveaux acquéreurs
Le domaine est alors cédé à Anne-Marie de Nesmond, la maîtresse du duc de Montmorency, qui y vit jusqu’en 1788, puis le vend à Michel Denis Gaudot, employé aux Fermes en qualité de receveur des droits d’entrée de Paris, le futur octroi. En 1789, ce dernier est convaincu de falsification des registres de comptabilité pour dissimuler ses prélèvements. Arrêté, il est jugé et condamné. Son domaine est vendu à un sieur Joguin-Rouxelle demeurant à Paris, puis à Paul Etienne Renouard en 1809 et à la belle Madame de Fleurieu, dame de compagnie de Madame Mère, la mère de l’empereur, en 1813.
Les travaux qu’elle entreprend donnent au château son aspect actuel. Elle ajoute des terrasses plantées de tilleuls de chaque côté, installe un vaste perron donnant directement sur le parc au sud. Des pièces d’eau, des viviers, des arbres exotiques embellissent le parc en pente douce vers l’abîme. Comme elle a besoin d’argent pour tenir son rang, elle hypothèque sa propriété où elle reste jusqu’à sa mort en 1840. Un directeur des impôts, M. Bastide, en devient propriétaire.
Pillé en 1870, le château reste longtemps à l’abandon et il est fort délabré quand peu après le lotissement du domaine de Montfermeil en 1896, est acquis par l’inspecteur général de l’Instruction Publique Émile Hovelaque, marié à une riche américaine dont le père est gouverneur de l’État de New-York.
Il restaure le château avec soin, donne une nouvelle jeunesse à la propriété. Profitant de ses compétences et de ses contacts aux États-Unis, il joue un rôle significatif dans les relations franco-américaines au moment de la première guerre mondiale tout en s’occupant à Montfermeil d’œuvres sociales au profit des mobilisés et de leurs familles. Il décède en août 1936 et quelques mois plus tard, le château des Cèdres est mis en vente.
La propriété passe alors entre les mains d’un M. Menard qui la transforme en domaine avicole. A la Libération, M. Minartz, un chemisier parisien, l’achète et la conserve jusqu’en 1950. Un temps inoccupé, le château est ensuite acquis par la Caisse d’allocations familiales qui y crée un Centre de protection de l’enfance. Enfin, il est acquis par la ville en 1993. Il sert actuellement de décor au spectacle du Son et Lumière.

Deux éléments remarquables du château ont fait l’objet d’une inscription au titre des Monuments historiques par arrêté du 17 décembre 1976.
L’escalier intérieur dispose d’une rampe qui est un des plus beaux ensembles en fer forgé d’époque Louis XIV. Quatre gypseries, décors de style empire, placées en imposte au-dessus des portes principales, symboles du retour à l’antique dont l’art du premier Empire était friand. Les scènes allégoriques sculptées en bas-relief déclinent toute une mythologie décorative dans un plâtre fin provenant des carrières environnantes.
L’Orangerie
Comme dans de nombreux châteaux, grands ou petits, le château des Cèdres avait son orangerie fermée de hautes fenêtres où l’on abritait les végétaux fragiles durant la saison froide. Orientée plein sud, située à l’angle de la rue de l’Église et du Vieux chemin de l’Abîme, presque en face de l’église à l’entrée du parc, elle n’a pas survécu aux affronts du temps.

Le Parc Arboretum
L’ancien parc du grand château et celui du Château des Cèdres forment depuis 2007 le parc arboretum d’une superficie de 11 hectares.
D’importants travaux ont partiellement modelé le paysage initial pour le rendre accessible à tous et consolider le talus sous la résidence des Perriers. L’ancien déversoir dit « l’étang de l’Abîme » a laissé place à un beau plan d’eau.
Accessible aux piétons et cyclistes par de nombreuses entrées, la visite du parc est facilitée par plus de 3 kilomètres de circulations douces balisées par 17 cairns (petites banquettes de terre) plantés d’espèces végétales regroupées par époque, depuis le Ginkgo biloba, véritable fossile vivant, ou par thèmes : les saisons, l’homme artisan, paysagiste… Cette « galerie de l’évolution » est expliquée par une trentaine de « totems », y compris en braille pour les personnes malvoyantes.
C’est un lieu de détente et de calme pour les promeneurs et les familles, entretenu sans produits phytosanitaires. Dans la partie basse du parc, une grande aire de jeux avec balançoires et bascules est réservée aux enfants. Les talus, les zones hautes sont fauchées une à deux fois par an pour que se multiplient les fleurs sauvages, les insectes et les papillons devenus si rares. Les espaces destinés aux promeneurs sont tondus et invitent au repos. On trouve aussi des aires réservées à la permaculture.
L’étang est devenu une zone refuge pour les canards colverts, les foulques, les poules d’eau, les cygnes… mais aussi pour des visiteurs occasionnels : bernaches du Canada, hérons cendrés, grands cormorans. Batraciens et insectes y ont élu domicile.
Onglet à dupliquer pour créer d'autres accordéons
L’accueil occasionnel concerne l’accueil de l’enfant pour une durée limitée non planifiée, ne se renouvelant pas à un rythme prévisible à l’avance, à hauteur de 2 demi-journées par semaine.
L’enfant est accueilli dans la limite des places disponibles, les réservations se font mensuellement quinze jours précédents le mois concerné et au plus tard la veille.
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