Les Sept-Îles
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Les Sept-Îles
Les Sept-Îles à l’origine
En 1896, trois hommes d’affaires achètent le domaine du seigneur de Montfermeil, et en organisent la revente au détail, par lots de 500 m². C’est ainsi que naissent Franceville et Les Coudreaux.
En 1897, l’étang des Sept-Îles se retrouve dans un trapèze délimité par l’aqueduc de la Dhuys, les avenues du Château (Jean-Jaurès), des Goujons (des Sept-Îles) et des Anguilles (des Géraniums).
Il est clôturé et une piste de bois et ciment donne naissance au vélodrome, ainsi décrit dans la publicité des lotisseurs : « on y trouve un superbe vélodrome avec sa piste en ciment de 500 mètres qui est bien la plus belle et la plus originale que l’on connaisse ; elle est en partie construite sur l’eau… »

Le vélodrome eut en réalité peu de succès et en 1904, poutres et madriers provenant de sa démolition sont vendus aux enchères. Il est probable qu’ils ont en partie fini dans les toitures des pavillons qui poussent rapidement dans Franceville à la même période.
Restaurants et guinguettes
À la fin du 19ème siècle, aux Sept-Îles, buvettes, épiceries-buvettes, restaurants, se multiplient pour accueillir les promeneurs du dimanche ou les pèlerins de Notre-Dame-des-Anges qui affluent avec le tramway.
Les guinguettes des Sept-Îles, chères au souvenir des anciens, connaîtront leur âge d’or après la première guerre mondiale.
Aujourd’hui, ces établissements ont disparu à l’exception de A La Pointe Des Trois Communes (aujourd’hui Tabac des Sept-Îles) et du Balajan.
Le café Les Sept-Îles
En 1902, la maison Pasteur vend des vins, tabacs, liqueurs de marque et dispose d’un billard, un jeu très en vogue. Son enseigne A La Pointe Des Trois Communes souligne sa position géographique originale à la jonction de Clichy-sous-Bois, Gagny et Montfermeil.
Devenu café PMU, l’établissement a survécu à l’urbanisation de ce quartier, mais son caractère champêtre a disparu.
Le Balajan
Guinguette longtemps renommée, le Balajan, au n°2 de l’allée de Gagny à Clichy-sous-Bois, est d’abord un café-épicerie aménagé dans une maison du 19ème siècle.
Adossé aux Sept-Îles et à son vélodrome, en 1898 il porte l’enseigne Au Rendez-vous des Cyclistes avant de devenir Le Rendez-vous Des Sept-Îles à la fin de l’existence éphémère de la piste.
Puis il est rebaptisé L’Ami Emile – Au Bon Picolo, une dénomination destinée à attirer les promeneurs assoiffés.
Le Robinson des Sept-Îles, dit Le Ballon, est d’abord une buvette à l’enseigne du Café Vélodrome, installée face Au Rendez-vous Des Cyclistes, le futur Balajan.
Le Ballon cesse le premier ses activités après la seconde guerre mondiale, en 1949.

En 1930, l’établissement prend le nom de l’Ami Jean. Il devient le Balajan une fois le second conflit mondial terminé. Une grande campagne publicitaire dans le métro lui assure une importante clientèle et la notoriété. En 1960, il accueille des vedettes de la chanson. Aujourd’hui, Le Balajan est avec Le Tabac Des Sept-Îles, l’un des deux survivants d’une époque révolue.
Le Tivoli
En face des Sept-Îles, au début de 20ème siècle, se construit un grand pavillon dont le rez-de-chaussée est occupé par le café restaurant des Platanes. L’été, on danse dans le jardin sur un plancher. Une petite halle peut y accueillir noces et banquets.
En 1925, le nouveau propriétaire, Laurenzo Galli, remplace la halle par un grand dancing qu’il appelle Le Tivoli, en souvenir de son Italie d’origine. Au-dessus du fronton monumental du Tivoli Dancing trône l’enseigne du Père Tranquille, autre nom de l’établissement. Des bals avec grands orchestres et attractions assurent la notoriété du lieu. Il achète l’étang, et une flottille de barques multicolores glissent entre les îles.
Un nouveau dancing, Le Coq Hardi, une construction de deux étages en meulière à laquelle est annexée une grande salle ouvre en 1927. Le succès est au rendez-vous et très vite il se forge une réputation régionale. Hôtel, restaurant pouvant accueillir 500 couverts, il est aussi le plus chic des dancings des Sept-Îles, celui où l’on fait “des belles rencontres”.
Pour fréquenter le Coq Hardi, “il faut de la tenue et de l’argent”. Après la seconde guerre mondiale, des combats de boxe et de catch y sont organisés.

La vente de l’étang des Sept-Îles, comblé pour laisser place à un centre commercial en 1967, sonne le glas du Coq Hardi et du Tivoli. Le premier a entièrement disparu pour laisser place à des immeubles, les bâtiments du second existent toujours en 2025 ainsi qu’une vieille enseigne encore visible.
En janvier 1968 l’étang des Sept-Îles laisse place à l’un des plus grands supermarchés de France et d’Europe le Suma, auquel succéderont Mammouth, Super Pack’bo, Atac, Simply market et Auchan.
La Maison du grain de blé

Une publicité fantaisiste mais efficace !
Fin 1903, les lotisseurs soutiennent “le concours de la Bouteille” organisé par le journal Le Petit Parisien. Une bouteille a été remplie de grains de blé et il faut répondre à deux questions : combien de grains de blé contient-elle et quel est leur poids ?
Le deuxième prix n’est autre qu’une maison d’une valeur de 15 000 francs à Franceville. Cette maison existe toujours au 173 avenue Jean Jaurès.
Onglet à dupliquer pour créer d'autres accordéons
L’accueil occasionnel concerne l’accueil de l’enfant pour une durée limitée non planifiée, ne se renouvelant pas à un rythme prévisible à l’avance, à hauteur de 2 demi-journées par semaine.
L’enfant est accueilli dans la limite des places disponibles, les réservations se font mensuellement quinze jours précédents le mois concerné et au plus tard la veille.
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