Montfermeil hier
Montfermeil à travers l’histoire
Des origines préhistoriques
La présence humaine sur le territoire de Montfermeil est très ancienne. Des vestiges néolithiques, tels qu’un foyer attribué aux Tardenoisiens (un groupe de chasseurs-cueilleurs préhistoriques ayant vécu en France à la fin du Mésolithique) et datant d’environ 3000 ans avant notre ère, témoignent de cette occupation ancienne.
Les premières mentions écrites et l’essor communal
Le nom de Montfermeil apparaît pour la première fois en 1122 sous la forme Montefirmo. En 1611, la régente Marie de Médicis érige Montfermeil en châtellenie en faveur d’Hilaire Lhoste. En 1678, Antoine Pelissier rachète le domaine et commence la construction du château. Vers 1764, son fils Jean-Hyacinthe-Emmanuel devient marquis de Montfermeil, Coubron, Gagny et d’autres lieux.
Avec la Révolution, Joseph Binet de Varennes devient le premier maire en 1790. En 1820, la commune compte environ 800 habitants et l’église, reconstruite sur les bases du douzième siècle, devient le centre de vie. La population est principalement agricole, cultivant 544 hectares de terres.
Développement et urbanisation
L’arrivée des transports transforme la ville. Entre 1868 et 1870, un tramway monorail, le système Larmanjat, est installé, suivi en 1890 par un tramway à voie métrique. En 1896, la ville compte 1 188 habitants et devient une destination prisée, surnommée « banlieue verte et heureuse ».
Au début du vingtième siècle, les quartiers Franceville et Les Coudreaux se développent avec de nouveaux styles architecturaux. Entre 1919 et 1939, la population triple pour atteindre plus de 6 000 habitants, et l’hôpital intercommunal est inauguré en 1935. Après 1954, de nombreux pavillons sont construits, notamment à Franceville, et le projet des Bosquets de 1960 prévoit 1 600 logements. En 1990, Montfermeil compte 25 562 habitants, poursuivant depuis sa transformation entre modernisation, rénovation urbaine et valorisation du patrimoine.
Montfermeil, ville d’art et de littérature
Montfermeil a toujours inspiré artistes et écrivains. Paul de Kock y rencontre sa célèbre laitière, Jean-Baptiste Corot y installe son chevalet, Balzac y flâne, et Jean-Baptiste Clément ainsi que Frantz Funck-Brentano y séjournent ou travaillent sur leurs œuvres.
La ville est également célèbre grâce aux Misérables de Victor Hugo, paru en 1862. La scène emblématique de la rencontre entre Cosette et Jean Valjean, dans l’auberge des Thénardier, se déroule à Montfermeil. Depuis 2012, la ville fait partie du circuit touristique « Sur les pas et dans les pages de Victor Hugo », invitant à découvrir les lieux réels évoqués dans le roman.