Maison de l’Horloge – Musée du Travail Charles Peyre
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Maison de l’Horloge – Musée du Travail Charles Peyre
Elle comportait des bergeries, des écuries, une étable, une laiterie, des poulaillers, un colombier… et bien sûr des granges et des hangars. De vastes greniers permettaient d’engranger les céréales et le fourrage.
Elle a traversé sans trop de dommages la guerre de 1870, car la commodité de ses installations était appréciée par la cavalerie des troupes d’occupation, mais le château, très endommagé, fut laissé à l’abandon.
Vente du domaine
En 1896, le comte Aymard Jean Roger de Nicolaï dernier seigneur de Montfermeil, vend son domaine.

La ferme continue d’être exploitée bien que l’urbanisation croissante ralentisse considérablement son activité.
À l’aube de la seconde guerre mondiale, les bâtiments ont conservé, à peu de choses près, leur aspect initial, et traversé trois siècles d’histoire, sans trop d’encombres, malgré les révolutions et les occupations étrangères.
Les années 1940 marquent la fin de l’exploitation agricole
Une partie des bâtiments transformés en logements accueille de nouveaux locataires. Mise en vente après la Libération, la ferme est acquise par un particulier qui en fait démolir l’essentiel devenu vétuste.
En 1977, la ferme du château est acquise par la ville pour devenir le siège de l’Office de tourisme du Syndicat d’initiative et musée régional des outils et métiers d’autrefois. De gros travaux de restauration sont entrepris. Le rez-de-chaussée du bâtiment, est mis à disposition de l’association. L’inauguration a lieu le 5 février 1983. La deuxième tranche de travaux commence en septembre 1983.
Les compagnons charpentiers qui ont procédé à la restauration ont estimé qu’il s’agissait d’une charpente de réemploi provenant d’un autre bâtiment : procédé assez courant à l’époque. Certains éléments pourraient dater du 13ème siècle. Cette magnifique charpente est l’un des atouts de l’étage.
Inscription au titre des Monuments historiques
Le 3 avril 1984, le Musée du Travail a fait l’objet d’une inscription au titre des Monuments historiques.
La protection porte sur la façade arrière de la ferme et sa toiture. Un musée de plein air est inauguré le 17 mai 1987.
Le bâtiment de l’horloge mérite enfin son nom en janvier 1990. Il avait été envisagé de réutiliser l’ancienne horloge du clocher de l’église dont le mécanisme avait été confié au musée, mais les difficultés d’installation se révèlent insurmontables et c’est donc une horloge électrique qui remplace le cadran solaire présumé.
Le musée prend le nom de « Musée du Travail Charles Peyre »
Le 12 mai 1990, le musée prend le nom de « Musée du Travail Charles Peyre », en hommage à son initiateur, décédé l’année précédente.
Dans ses 4 salles d’exposition, Le Musée du Travail Charles Peyre aujourd’hui « Musée des métiers » présente de magnifiques collections réunissant des milliers d’outils, témoins de plus de 70 métiers manuels : agriculture, métiers de la forêt et du bois au rez-de-chaussée, activités artisanales et ménagères au premier étage. Sa cour-jardin réunit une collection de machines agricoles à traction animale.
Depuis sa création en 1983, le musée continue de s’enrichir de nouveaux outils entretenus par des bénévoles qui s’attachent à mettre en valeur les collections qui font revivre la mémoire du travail manuel.
Visiter le musée, c’est faire un saut à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème siècle, c’est retrouver ou découvrir des métiers et des objets aujourd’hui disparus qui témoignent de la créativité de l’homme et de la rapidité des évolutions technologiques. C’est comprendre la beauté des métiers de la main et retrouver le lien entre le geste et la pensée qui le guide.
Ce Musée est désormais l’un des joyaux de la ville de Montfermeil.
Rue de la Fontaine Jean Valjean
C’est en 1927 que le conseil municipal baptise cette voie du nom du célèbre bagnard des Misérables de Victor Hugo. Depuis, elle a connu bien des « Misères ». Initialement elle allait de l’actuelle rue Henri Barbusse jusqu’à Chelles. En 1987, sa partie basse est rattachée au Boulevard de l’Europe et elle perd sa partie centrale en 2004 lors de la création du parc arborétum . Elle est désormais divisée en deux tronçons, le premier de la rue Henri Barbusse à la rue de l’Église, le second du Vieux chemin de l’Abîme au boulevard de l’Europe.
Rue de l’Église
Cette très ancienne rue ainsi nommée en 1927, a connu des tracés et des noms différents. Depuis 2019 et la mise en service du tramway, la circulation automobile n’y est autorisée que pour les riverains. Elle demeure une voie piétonne qui mène toujours à l’église et laisse au promeneur le temps de découvrir le château des Cèdres et le parc arborétum.
Rue des Abricots
Créée en 1896 sur les anciennes terres seigneuriales lors du lotissement du futur quartier de Franceville, cette avenue doit son nom, comme ses voisines Cerises et Pêches, à la proximité du potager et du verger du Petit Château.
Jadis une usine électrique
Vers 1904, est érigée une petite usine électrique censée éclairer le lotissement. Mais elle n’a qu’une puissance très limitée et son existence est éphémère. Transformée en pavillon en 1929, complètement restructurée en 1985, plus rien aujourd’hui ne permet d’imaginer ce qu’elle fut.

Un puits de la ligne 16
Entre l’avenue des Abricots et le Musée des Métiers, se dresse un des 37 ouvrages de service de la ligne 16 du Grand Paris Express. Ce puits de ventilation et de sécurité permet le renouvellement de l’air dans les installations du métro et aux pompiers d’accéder au tunnel.